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New York, Last Quarter, 2011

Vera Lutter
Impression Jet d’encre pigmentaire sur papier archival
65.7 x 86 x 4.4 cm

L’ŒUVRE

Croissante, gibbeuse, nouvelle ou pleine. Rousse. Ennuagée. Entre 2010 et 2012, Vera Lutter a pris rendez-vous avec la Lune, fascinant satellite qui veille sur la nuit des hommes.

Ou pourquoi pas un trou duquel surgit la lumière : comme le sténopé, ce procédé photographique qui permet de capturer des images inversées du visible, et que l’artiste utilise. Avec la série Albescent pourtant, elle accède à la prise de vue normale pour capturer un élément naturel, délaissant le motif architectural qui est le sien. La Lune agit sur elle

L’ARTISTE

La lumière et la présence d’une ville ont décidé du mode d’expression artistique de Vera Lutter, née en Allemagne en 1960. Son arrivée à New York en 1993, après avoir étudié la sculpture à l’Académie de Munich, va agir comme un révélateur.

Les paysages architecturaux imposants qu’elle découvre l’orientent vers la photographie et plus particulièrement vers une des plus anciennes techniques : le principe de camera obscura. Le dispositif imposant, à la mesure de l’architecture approchée, et contenu dans un container, produit des images en négatif qui décuplent la force des édifices. La superposition des enregistrements dans un temps long, qui caractérise cette prise de vue, semble les faire accéder à l’intemporalité. Ces sujets concernent les réalisations humaines les plus héroïques, les paysages où se concentre la puissance économique : sites industriels, patrimoniaux, vues urbaines, lieux de transit. Mais ils embrassent aussi l’humanité toute entière, dans son besoin de croire en des forces divines ou supérieures, en des réalités autres, lorsqu’elle s’empare du Parthénon en 2015 et du radiotéléscope d’Effelsberg en 2013. Elle donne à voir du monde un autre visage, sa face cachée. Ses grands tirages ajoutent à la dimension de solennité. Reliques modernes, comme figées sous la cendre, apparitions spectrales : est-ce l’esprit des lieux qui soudain surgit ? Sa mémoire ? Mais elle ne tait pas son désir d’une réalité sensible, palpable, vitale, un retour au positif. La série Albescent en témoigne, dessinant de nouvelles pistes pour aborder l’image et le temps.

Exposition Poussières d’Étoiles du 26 mai au 15 décembre 2018
Sous l’impulsion créative de Garance Primat
Commissaires : Hervé Mikaeloff et Ingrid Pux.